Williams – des solutions sociétales
Selon moi, les trois études sur la petite enfance datant de la moitié des années 1990 ont eu d’énormes retombées au Canada et partout dans le monde concernant notre compréhension de l’importance de ce qui était à l’époque la nouvelle neuroscience. En examinant les retombées, non seulement sur la génétique, parce que nous croyions à l’époque que tout était dans le contenu de l’ADN, nous en sommes venus à comprendre l’importance de l’environnement, puis l’importance des soutiens pouvant être mis en place dans l’environnement. Le voile a ainsi été levé, non seulement pour les travailleurs de la santé et les spécialistes de la petite enfance, mais aussi pour beaucoup de gens, car la question du taux de réussite ou d’échec des enfants canadiens est un problème touchant toute la société. Nous devons faire intervenir nos politiciens, nos économistes, notre secteur public et notre secteur privé dans des solutions sociétales. Les études sur la petite enfance nous ont aidés à connaître cela et à le comprendre, dans un langage que nous pouvons tous utiliser, et à nous rendre compte que nous avons tous un rôle à jouer dans le soutien des enfants au Canada. Je suis parfois déçue de la performance du Canada. C’est impossible de lire n’importe lequel des rapports d’Innocenti comparant le Canada à 29 autres nations sur le plan du soutien pour la petite enfance sans se sentir vraiment découragé. Nous sommes un pays riche en ressources. Je ne sais pas pourquoi nous ne pouvons pas mobiliser l’attention et les ressources que d’autres pays investissent dans la petite enfance… Je crois que nous commençons à le comprendre, mais je suis parfois déçue. Comment pouvons- nous présenter cela différemment afin d’obtenir l’énergie et les ressources dont les jeunes enfants et les jeunes familles ont besoin?
