Tremblay – l’étude longitudinale et expérimentale de Montréal : Étude portant sur l’agressivité
L’étude longitudinale et expérimentale de Montréal est une étude sur les garçons qui fréquentaient la maternelle dans les quartiers socioéconomiques défavorisés de Montréal au début des années 1980. Ces garçons sont maintenant âgés de 26 ans et nous avons mené des évaluations annuelles presque chaque année après leur évaluation à la maternelle. Il s’agit d’un échantillon composé d’environ 1000 garçons. L’objectif de l’étude était de comprendre le développement des enfants qui risquent d’avoir de graves difficultés pendant l’adolescence. Voilà la raison pour laquelle nous avons choisi des garçons et pour laquelle nous les avons choisis dans une grande ville et dans des milieux socioéconomiques faibles. L’étude abordait un large éventail de sujets, mais l’un des principaux objectifs était de savoir comment empêcher les enfants qui commencent la maternelle qui sont à risque d’avoir de graves difficultés à l’école primaire, puis à l’adolescence.
Nous avons démontré avec cette étude que les enfants sont vraisemblablement à leur pire sur le plan de l’agressivité et de l’hyperactivité en maternelle. Si nous commençons à la maternelle, nous les étudions à leur pire et la plupart des enfants, au fil de leur croissance, ont tendance à réduire la fréquence de leurs comportements problématiques. Mais s’ils ne réduisent pas leurs comportements problématiques de façon considérable, ils sont confrontés à davantage de problèmes en matière de réaction à leur comportement parce qu’ils deviennent de plus en plus grands et plus forts et que les gens ne tolèrent pas un enfant de 12 ans qui est agressif ou physiquement agressif de la même manière qu’ils endurent un enfant agressif âgé de cinq ou six ans. Nous avons expérimenté un programme de prévention avec cette étude, alors nous avons donné une formation aux parents et une formation en aptitudes sociales aux enfants à risque. Les enfants à risque étaient bien sûr ceux qui affichaient le plus de difficultés à la maternelle. Et nous avons montré qu’une intervention, une intervention intensive de deux ans, avec les garçons qui étaient très perturbateurs à la maternelle, pouvait réduire le nombre de difficultés plus tard. Ceux qui ont participé à l’intervention ont obtenu de meilleurs résultats scolaires, ils avaient des amis plus positifs, un nombre inférieur de jeunes avaient abandonné l’école avant la fin de l’école secondaire et ils étaient moins nombreux à avoir de graves problèmes de délinquance.
