Doan – le perfectionnement professionnel dans les communautés de pratique
Dans une communauté de pratique, le groupe se rassemble une fois par mois, habituellement en personne, et prend part à du perfectionnement professionnel. Nous estimons qu’il y a du perfectionnement professionnel à chaque rencontre. Parfois, c’est un conférencier invité. Parfois, c’est une discussion menée par l’animateur ou certains membres. Peu importe ce que c’est, c’est le contenu, et nous estimons que c’est du perfectionnement professionnel.
Différents sujets sont abordés, comme la pratique réflexive ou l’examen de notre propre pratique en tant que membre du personnel en petite enfance. En Colombie-Britannique, et je crois, dans bien d’autres provinces et territoires au Canada, nous avons des cadres d’apprentissage des jeunes enfants. Un nouveau vient tout juste de sortir. C’est un sujet intéressant à explorer. Récemment, une communauté de pratique examinait le code de déontologie de la Colombie-Britannique, et pendant une rencontre, a discuté de la façon dont nous nous percevons en tant que membre du personnel en petite enfance, en accordant une attention particulière aux soins personnels, mais, même au-delà de ces soins, au bien-être personnel et ce en quoi cela consiste. À la réunion suivante, les membres ont décidé d’examiner leur perception des enfants, en se fondant de nouveau sur le code de déontologie. Certaines communautés de pratique ont décidé de faire l’étude d’un ouvrage et se sont penchées sur un titre particulier en lisant, par exemple, un chapitre à la fois. D’autres ont examiné les narrations pédagogiques, la façon de trouver le temps d’observer les enfants, ce en quoi cela consiste, et la façon de communiquer les histoires avec les familles et les enfants. Il y a donc un vaste éventail de possibilités.
Par exemple, sur l’île [de Vancouver], il y avait une petite communauté de pratique dans une petite région éloignée, et, lorsque je m’y suis rendue pour tenir un groupe de discussion, j’ai été ravie d’apprendre que certains membres du personnel en petite enfance avaient été embauchés dans un programme autochtone d’apprentissage du jeune enfant où ils devaient échanger et parler en langue nuu-chah-nulth, ce qui était nouveau pour eux. Ces personnes n’étaient pas Autochtones. Ainsi, au sein de la communauté de pratique, certains nouveaux membres du personnel en petite enfance qui étaient Autochtones, et qui parlaient aussi la langue nue-chah-nulth, sont devenus les experts dans ce contexte et ont pu aider ces personnes non Autochtones à apprendre les mots et la langue. Pour moi, c’est un exemple d’élimination des barrières : ne pas tenir compte du nombre d’années passées dans le domaine ni de l’expérience ou de l’absence d’expérience. Reconnaître que nous avons tous de la valeur. Nous avons tous de l’expertise. C’était quelque chose de merveilleux à voir. Les gens au sein de ce groupe de discussion et de cette communauté de pratique nous ont dit qu’ils n’avaient pas accès à un centre de ressources. Bien des communautés de la Colombie-Britannique ont accès à des Child Care Resource and Referral Centers. C’est un carrefour où l’on peut se rendre pour des ateliers et des activités de perfectionnement professionnel, et ces gens nous ont dit qu’ils n’en avaient pas. Toutefois, ils ont dit qu’ils avaient la communauté de pratique. Je crois que je ne pouvais pas me douter des façons dont l’aide allait être fournie.
