Stanley – les programmes universels
Je sais qu’au Canada et dans d’autres pays développés, et de plus en plus dans les pays en développement, on observe une hausse des gradients sociaux, soit une hausse de l’écart entre les biens nantis et les démunis. Dans notre société, pour presque tous les résultats individuels dont nous avons parlé, qu’il s’agisse de délinquance juvénile, de réussite scolaire, de problèmes de santé mentale, de problèmes complexes de santé touchant les enfants, du poids à la naissance, tout ce que vous pouvez imaginer, non seulement il y a un gradient, un nombre inférieur de personnes qui sont plus avantagées et un nombre supérieur de personnes désavantagées, mais ce gradient semble s’accroître. Cette situation contient des messages. L’un est qu’il s’agit d’un aspect inacceptable pour tout pays développé affirmant que la justice sociale et les droits de la personne sont importants, et l’autre est que le groupe d’enfants du milieu est le groupe d’enfants le plus nombreux; ce n’est pas seulement une question de désavantage. En examinant la santé mentale et la répartition des revenus chez nos enfants en Australie, nous voyons que 15 % des plus avantagés sont touchés et que cela grimpe à 45 % chez les désavantagés. Le pourcentage est quand même de 15 % dans le groupe le plus avantagé de la société australienne. Les groupes dont le revenu est moyen et plus élevé sont tout de même touchés par ces problèmes. C’est donc une question de programmes universels, et non un problème ne touchant que les enfants pauvres ou marginalisés. C’est un problème universel. Cela signifie que nous ne devrions pas seulement fournir des programmes ciblés, même si ceux-ci ont leur place chez les enfants ayant d’importants besoins spéciaux. Toute la société est concernée, et c’est aussi un point important à faire valoir auprès des politiciens, car il s’agit de leurs enfants, et des enfants de nous tous.
