Slinde – le parcours de la Norvège
Ce fut tout un parcours, qui a commencé il y a très longtemps, dans les années 1800 avec le mouvement d’asile et Fröbel, qui a été l’inspiration pour l’élaboration de programmes à l’intention des plus jeunes. Le programme a pris racine dans le mouvement d’asile, qui portait sur la protection de l’enfance et le bien-être social et, suivant la tradition de maternelle de Fröbel, offrait aussi des environnements favorables au développement et à l’apprentissage des enfants. C’est seulement en 1975 qu’a eu lieu l’adoption d’une loi sur la maternelle, une barnehagelov. Il a fallu vraiment beaucoup de temps pour avoir cette première loi qui définissait très précisément les établissements conçus pour les enfants les plus jeunes, non pas sur le plan du bien-être social ou de la protection des enfants, mais sur le plan pédagogique, comme les établissements que nous avons maintenant. Il a fallu une autre période de 20 ans pour avoir la deuxième loi. En 1996, nous nous sommes dotés de notre premier plan-cadre sur le contenu et les tâches pédagogiques des maternelles, les barnehage. C’était un véritable jalon pour nous d’avoir ce plan-cadre national régissant le curriculum. Il a permis de codifier à maints égards la pratique déjà en place. Il traitait du type de jeu, de l’enjouement, du type de rire qu’ont les enfants, du jeu extérieur, des interactions sociales et du développement social. Ces sujets étaient présents dans tous les aspects du plan-cadre. Puis, il y avait les domaines d’apprentissage comme la communication, les textes, la culture, les arts et la créativité. Lorsque j’étais à Toronto l’année dernière, on m’a présenté des cadres pédagogiques canadiens, et il m’a semblé y retrouver beaucoup de ces mêmes sujets. En 1996, nous avons eu notre premier plan-cadre pour la maternelle. Il a fallu encore dix ans et beaucoup de travail de développement pour obtenir la troisième version révisée de la loi sur la maternelle. La loi a donc été révisée de nouveau en 2005 pour examiner les rôles et les responsabilités, et définir plus précisément les droits existants de participation des enfants et de participation des parents. Ceux-ci avaient toujours été là, il s’agissait de mieux les détailler. Cela a été suivi par une autre révision du plan- cadre en 2006, éclaircissant la réglementation. Puis, en 2017, il y a eu une révision du plan-cadre pour rendre le texte encore plus net, en clarifiant les responsabilités et les exigences des maternelles.
