Shanker – régulation apaisante (partie 2)

Le mécanisme le plus important pour les humains est l’interaction sociale. Nous ne voulons absolument pas retirer ou bannir le mécanisme le plus important pour un jeune enfant, soit recevoir l’aide d’un cerveau plus âgé et mieux régulé. Cela dit, il y a des moments où nous avons constaté qu’il est très avantageux pour l’enfant d’avoir un endroit tranquille lorsqu’il trouve que l’interaction sociale même est submergeante. Prenons, par exemple, un jeune enfant autiste. Les études indiquent que l’interaction sociale est un stress pour ces enfants. Le contact visuel est un stress, la proximité est un stress, et pour un enfant en cerveau rouge, cela risque d’être trop. Dans une telle situation, nous utilisons un endroit tranquille et très confortable. Au centre MEHRIT, nous avions un gros fauteuil poire surdimensionné, qui est un outil de punition merveilleux parce que l’enfant peut s’y blottir et vraiment apaiser son système nerveux. L’idée ici étant que si l’enfant n’est pas prêt pour une interaction, on lui donne l’espace pour se calmer, pour revenir au cerveau bleu, pour se tranquilliser. On nous demande continuellement : « Comment savoir si ce que je fais est correct? Comment savoir si ce que je fais correspond à ce que vous décrivez? » La réponse est : si l’enfant l’a demandé. Si l’enfant vous dit qu’il doit s’asseoir. En passant, notre endroit était vraiment super. Nous avions le gros fauteuil poire. Nous avions un appareil de massage des pieds. Nous avions une couverture ou un jeté lesté.  Nous avions même des écouteurs antibruit. Toutes ces choses permettaient d’en faire une véritable expérience de régulation apaisante. Nous pouvions utiliser tout cela comme outil d’autorégulation. « Comment te sens-tu maintenant? Comment as-tu ressenti cela? Comment te sentais-tu avant? La prochaine fois que tu commenceras à te sentir ainsi, tu pourras te lever doucement… » Lorsque l’enfant commence à le faire, nous savons qu’il apprend l’autorégulation.