Shanker – régulation apaisante (partie 1)

Le cerveau humain est configuré de façon à ce que si une personne, même notre propre enfant, est en état de cerveau rouge, nous irons instantanément au cerveau rouge aussi. Cette réaction était manifestement un puissant mécanisme de survie pour notre espèce. Elle fournissait, par exemple, en cas de danger ou de menace à la communauté ou au groupe, un effet instantané de stimulation. C’est donc un problème pour nous. Ça l’est surtout pour nous en tant que parents, parce que lorsque notre enfant est en état de cerveau rouge, l’un des aspects majeurs de cet état est que l’enfant est incapable ou que c’est très difficile pour lui d’éteindre l’alarme limbique pour revenir au cerveau bleu. Les enfants ont donc besoin de nous. Sauf que si nous sommes nous-mêmes en état de cerveau rouge, nous ne pouvons pas exercer ce rôle de régulation ou de corégulation. Supposons que notre enfant manifeste un comportement de stress, il est vraiment très important que nous apprenions à ne pas en faire de même. Une des grandes leçons pour nous comme parents est que nous devons d’abord revenir à notre cerveau bleu. Ensuite, nous devons amener notre enfant à revenir au cerveau bleu. Lorsque l’enfant est en cerveau rouge, il n’y a pas d’ouvertures pour lui enseigner une leçon, la lui expliquer et lui permettre de l’intégrer. Alors, quel est le moment opportun? Une fois l’enfant revenu au cerveau bleu, quel est le bon moment pour en discuter? Quel est le bon moment pour en parler calmement afin d’en comprendre la cause, d’expliquer pourquoi c’est déplacé, et ainsi de suite?  Seul le parent peut répondre à cette question. Cela pourrait être une heure plus tard. Cela pourrait être le jour suivant. Ce qu’il faut retenir est qu’il ne sera pas possible d’en faire une expérience d’apprentissage si l’un de vous est en état de cerveau rouge. Lorsque nous sommes nous-mêmes dans cet état, nous retombons dans une mentalité de punition, et le problème est que ça ne fonctionne pas. Ça ne fait que tout aggraver. La discipline positive a été expressément créée pour vaincre cet ancien état d’esprit et pour trouver des façons constructives qui permettront d’aider l’enfant, et non de lui nuire.