Poon – l’IMDPE et CoRE-LAB
[CoRE-LAB] est issu de la réflexion sur les tendances observées dans les résultats de l’IMDPE. Nous savions que le niveau de vulnérabilité dans la province demeurait stable, celui-ci s’élevant à environ un tiers d’enfants vulnérables dans au moins un des domaines de développement. En examinant la situation par régions géographiques, districts scolaires et communautés ou quartiers, nous avons pu voir d’importantes disparités entre ces taux. Je me suis surtout intéressée à la grande disparité observée entre certains quartiers et certaines communautés à l’échelle de la province. Le taux de vulnérabilité était près de cinq fois plus élevé à certains endroits, et nous voulions savoir pourquoi le taux d’enfants vulnérables se chiffrait à 10 % ou à 11 % dans certaines communautés alors qu’il était à 50 % ou 60 % ailleurs. C’est ce qui a motivé l’un de mes premiers projets CoRE-LAB : essayer de comprendre cette situation, notamment en examinant des études de cas. Je voulais comprendre les disparités dans des communautés géographiquement voisines et voir quels facteurs à l’échelle des communautés pouvaient influencer ces disparités. Je dirais donc que les données à l’échelle de la population et les disparités de vulnérabilité sur le plan géographique ont été une des principales motivations. Nous tenions aussi des conversations avec des communautés et nos partenaires concernant certains des différents domaines de développement. Nous avons examiné différentes sous-échelles, et les sous-échelles d’aptitude sociale et de maturité affective inquiétaient nos partenaires, car leur niveau était en hausse au fil des années. Nous partagions donc cet intérêt et avons convenu d’explorer les enjeux préoccupants auprès des communautés. Le but était de mieux comprendre ce qui se passait au sein de celles-ci.
