Perlman – le langage métacognitif

Le langage métacognitif est un langage qui dénote la conscience de l’autre. Toute conversation incluant le point de vue, la connaissance, la compréhension ou les sentiments de l’autre, montre que le locuteur comprend son partenaire d’interaction. À sa forme la plus simple, les chercheurs ont créé des listes de mots qui reflètent cette conscience de l’autre. J’ai appliqué cela à la garde d’enfants. J’ai compté le nombre d’usages de mots métacognitifs par le personnel en parlant aux enfants : comprends-tu, parle des connaissances, parle des sentiments. C’est une façon très simple et directe d’aborder des sujets beaucoup plus complexes, comme essayer de régler un différend, entre un enfant et un adulte ou entre enfants, pour avoir des solutions qui tiennent compte du point de vue des deux parties. Parler à tour de rôle, échanger et agir de façon à obtenir dans la mesure du possible une solution qui, dans le langage des négociations, est gagnant-gagnant. Il faut considérer cela comme le but ultime afin que les deux parties puissent, autant que possible, obtenir ce qu’elles veulent. Nous voyons que cela devrait être davantage appliqué dans différents contextes comme les familles, les programmes de garde d’enfants et les milieux d’éducation de la petite enfance. Ça me semble une très bonne cible pour les interventions et la formation. Les interventions pourraient être de simples possibilités de perfectionnement professionnel offertes aux employés des programmes de garde d’enfants, pour leur rappeler d’agir ainsi avec les enfants dont ils s’occupent, et les soutenir à cette fin, puisque cette pratique est associée à de meilleurs résultats sociaux. Les enfants qui le font bien et qui saisissent plus rapidement que les autres ont des sentiments, des besoins et des droits, ont de meilleures interactions sociales. C’est aussi vrai pour les adultes. Je crois que c’est une habileté raisonnable, ou plutôt importante, à enseigner aux enfants.