Nelson – les recommandations aux décisionnaires

Il y a deux ou trois choses que j’aimerais partager avec les décisionnaires. La première est de tenir compte des données scientifiques. Je crois que les politiques sont souvent fondées sur ce que les gens croient que les autres veulent entendre ou selon leur expérience personnelle, mais elles ne sont pas fondées sur la science. Et je crois que les décisionnaires doivent tenir compte de la science. La deuxième chose est de porter une attention particulière à la science qui stipule que les expériences précoces jouent un rôle dans ce qui se passe plus tard. Dans ce domaine que nous nommons parfois la programmation développementale, nous pouvons démontrer que les événements qui se produisent très tôt dans la vie peuvent avoir des répercussions en aval dans la mesure de trente, quarante, cinquante ou soixante années plus tard. Souvent, les politiciens et les décisionnaires prennent une perspective à court terme de songer à ce qui peut être fait pour le développement précoce sans avoir conscience que nous devons maintenir ces choses. Ainsi, dans le développement précoce de Head Start, ils ont mené des activités de stimulation pour les enfants de trois, quatre et cinq ans, et ils ont ensuite arrêté. Mais les données probantes les plus concluantes sont que nous devons assurer une continuité temporelle. Cela signifie que les décisionnaires doivent être prêts à s’engager à financer des choses pour une longue période, et non seulement à proposer une offre unique.

Enfin, je crois que nous devons élaborer les politiques à l’extérieur du domaine de la politique. Nous devons faire ce qui est dans l’intérêt fondamental des enfants et pas nécessairement ce qui est dans l’intérêt supérieur des différentes circonscriptions. Les enfants sont pris entre deux feux, et cela est regrettable parce que les décisions ne sont pas prises dans l’intérêt fondamental de l’enfant. Un exemple de cela se voit parfois dans les politiques sur l’adoption internationale, puisque je m’y connais bien. Il existe de nombreux pays qui ont maintenant interdit l’adoption internationale pour des raisons politiques, et les seules personnes qui sont victimes de cela sont les enfants. Maintenant, les enfants languissent dans des établissements au lieu d’être adoptés.