Nelson – Scène : le laboratoire de Nelson

La présente capsule vidéo comporte plusieurs segments. Le premier segment s’intitule « La reconnaissance vocale ». Ce que vous voyez d’abord est notre test qui évalue la capacité du nouveau-né à distinguer la voix de sa mère de la voix d’une personne étrangère. Donc, nous commençons par mettre des électrodes sur la tête du bébé, puis nous insérons un petit écouteur à insertion dans l’oreille du bébé pendant que le bébé se trouve dans un état de sommeil léger. Ensuite, le bébé entend la voix de sa mère ou d’une personne qu’il ne connaît pas, qui dit des mots simples comme « allô bébé ». Le bébé entend donc les mots « allô bébé » dits par sa mère et les mots « allô bébé » dits par une étrangère. Et nous lui faisons écouter cela environ 100 fois, environ 50 fois pour chaque voix, et pendant ce temps, nous enregistrons l’activité cérébrale du bébé. Et dans un segment de la capsule vidéo, vous verrez l’activité cérébrale du bébé monter et descendre sur un écran bleu. Et l’objectif de ce travail est non seulement d’observer les systèmes neuronaux responsables de la reconnaissance de la voix de la mère, mais aussi d’étudier une population clinique de bébés qui, selon nous, ont eu des dommages à la région du cerveau liée à la mémoire. Ceux-ci n’ont peut-être pas bénéficié de l’expérience de pouvoir entendre la voix de leur mère, et ainsi ils sont incapables de reconnaître la voix de leur mère après la naissance.

Le segment suivant s’intitule « La reconnaissance des visages ». Ce que vous nous voyez faire est une expérience comparable à celle faite avec le nouveau-né. Il s’agit d’un bébé de 6 mois. Nous plaçons un filet d’électrodes sur la tête du bébé, puis nous lui montrons des photos de visages. Nous voulons savoir si l’enfant peut distinguer entre un visage qu’il a déjà vu et un nouveau visage. Ainsi, nous enregistrons encore une fois l’activité cérébrale, et encore une fois à l’écran, vous pouvez voir une photo de l’EEG du bébé. Et l’objectif de ce travail est d’examiner les corrélations neurologiques qui ont trait à la différentiation des visages.

Voici un enfant plus âgé, il est âgé de 4 ans. Le segment s’intitule « La reconnaissance des émotions ». Encore une fois, nous enregistrons son activité cérébrale. Mais cette fois-ci, nous montrons à l’enfant différentes images d’expressions faciales et nous cherchons à savoir : a) l’activité cérébrale nous démontre-t-elle la capacité de l’enfant à faire la distinction entre les différentes expressions? Et b) le cerveau de l’enfant nous démontre-t-il des activités cérébrales uniques à certaines expressions plutôt qu’à d’autres? Par exemple, dans certains de nos travaux antérieurs, nous avons démontré que les expressions de colère affichent des changements particuliers dans l’activité cérébrale qui ne se présentent pas dans le cas des autres expressions faciales liées aux émotions. L’objectif de ce travail est donc d’examiner les corrélations neurologiques qui ont trait à la reconnaissance des émotions.

Et enfin, dans le dernier segment intitulé IRMf, nous vous présentons la façon dont nous menons des études d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle. Il s’agit d’une enfant de 8 ans et on l’amène dans la salle de l’imageur et vous pouvez voir à quoi ressemble le tunnel, l’imageur IRM. L’enfant embarque sur le lit qui monte, puis nous glissons l’enfant dans le tunnel, et nous lui donnons un boîtier avec des boutons. Pour l’expérience, sur l’écran devant elle, nous lui montrons différents motifs et elle doit appuyer sur un bouton qui indique si elle a déjà vu le motif ou s’il s’agit d’un nouveau motif. Et donc, elle n’a qu’à appuyer sur un bouton qui correspond à savoir si elle a déjà vu ou non l’un de ces motifs. Et lors de l’expérience, nous prenons des photos très détaillées de son cerveau. Nous saurons donc précisément quelle partie du cerveau est responsable de l’exécution de notre tâche. Ce test dure environ 20 minutes.