Mirabelli – les familles

La vision de l’Institut est assez simple, en fait, il s’agit de la vision énoncée par la gouverneure générale, soit d’exiger que la société, ou de faire en sorte que la société accorde de l’importance à ses familles, dans ses décisions et ses valeurs, soit autant d’importance qu’aux couples qui choisiront d’établir une famille. Ainsi, en créant un contexte familial, le reste devient manifeste, en quelque sorte. Et il s’agit dans un sens un peu de dire : « Écoutez, l’individualisme a fait son temps. Vous ne devriez pas être les seuls à vous soucier de vos enfants. Nous devons tous nous en soucier. Notre culture, notre société est d’abord établie par vous, le parent, et ensuite par l’enfant, ou ce que votre enfant deviendra. »

Maintenant, notre position dicte un peu que la responsabilité d’amorcer le processus revient aux parents. Mais je crois qu’il s’agit de ma responsabilité, en tant que membre de la collectivité, de continuer et d’effectuer le travail commencé. Et je crois qu’il s’agit du pont, ou plutôt de la rupture créée par l’individualité. Nous disons : « Vous avez donné naissance à cet enfant. À vous de vous en occuper. »

Et nous nous attendons à ce que vous ayez l’enfant parfait. « Et par ailleurs, débrouillez-vous. Nous n’avons comme seule responsabilité que de payer nos impôts. » Mais, cela n’est pas une réponse appropriée… les impôts ne signifient rien aux enfants. Les enfants réagissent aux sourires. Ils réagissent à une main tendue. Ils réagissent à un sentiment de sécurité. Ils réagissent également au sentiment de pouvoir explorer. D’avoir le droit d’échouer. D’avoir la permission d’essayer. De savoir qu’il est normal de recevoir des encouragements pour une réussite. De savoir qu’il est normal de recevoir des encouragements pour un échec. Ce sont toutes des choses qui, à mon avis, font défaut à la société. Pensons-y, la chose la plus précieuse qu’une société peut offrir à un enfant, c’est un sentiment de mentorat – dans toutes les dimensions de la vie.