Matthews – l’adversité maternelle

Nous savons que le fœtus traverse d’énormes changements de la conception à la naissance. Les deux cellules initiales se multiplient en des milliards de cellules. Nous commençons à comprendre que l’environnement entourant ces cellules, ces organes et cet organisme en développement peut avoir une incidence considérable sur la façon dont ces systèmes sont assemblés, ou sur leur programmation, si on peut dire. Il est maintenant de plus en plus clair que certains environnements particuliers peuvent avoir des effets très profonds. Nous nous sommes surtout intéressés à l’environnement maternel dans le contexte de l’anxiété maternelle et du stress maternel, ainsi qu’à l’exposition aux glucocorticoïdes. L’adversité maternelle peut évidemment prendre plusieurs formes. Il y a de l’adversité maternelle dans un contexte humain, par exemple, une fem me pourrait être anxieuse. Une mère pourrait être déprimée pendant la grossesse. Nous savons maintenant que le stress parental ou l’adversité pendant la grossesse peut activer l’axe hypophyso-surrénalien maternel. L’axe hypophyso-surrénalien et l’axe hypophyso-surrénalien fœtal peuvent avoir de grandes incidences. On a constaté dans de nombreux cas d’anxiété maternelle une hausse des concentrations de cortisol chez la mère, et celles-ci entraînent une hausse des concentrations de cortisol chez le fœtus. C’est le cortisol, soit les glucocorticoïdes, qui établit le lien entre l’adversité maternelle, l’anxiété maternelle et la programmation de la fonction après la naissance.