Marfo – saisir les données
Je parie que lorsque ces organisations internationales obtiennent les données, elles n’analysent pas les données locales. Elles n’y voient pas d’importance. Je n’ai jamais encore vu de projet majeur rassemblant des données internationales présenter des résultats sur les pays individuels. Nous visons toujours l’or. Nous pouvons avoir le meilleur des deux mondes. La manière de le faire est de s’assurer qu’il y a des instruments pour recueillir les points communs. Cependant, je ne suis pas convaincu que nous savons même comment recueillir ces points communs, car très souvent, cela veut dire que nous avons un instrument élaboré au Canada ou aux États-Unis que nous tenterons d’utiliser un peu partout. Pour rendre cet instrument plus pertinent pour les autres endroits, nous devons l’adapter, et ce que cela signifie très souvent est qu’il faut le traduire d’une langue à une autre. La traduction ne donne pas nécessairement toujours une base de comparaison valide parce que les fondements conceptuels des éléments à traduire pourraient être très différents. Une culture pourrait avoir son propre concept de conservation que ses gens comprennent. Une autre culture pourrait n’avoir aucune idée de ce que cela signifie. Le processus même de reconnaissance des limites des comparaisons nécessite que nous en fassions plus. Mais vous savez quoi? Il est souvent très coûteux ou très exigeant en temps et en efforts d’en faire plus. Dans notre monde, nous croyons qu’il faut tout faire le plus rapidement possible, et nous utilisons des outils, non pas parce que ce sont les plus efficaces. Très souvent, nous les utilisons parce que c’est ce qu’il y a à notre disposition.
