Kolb – la neuroplasticité
La neuroplasticité est un terme entré dans l’usage durant les années 1980 et sa définition semble différer d’une personne à l’autre. À la base, il s’agit de la notion que nous pouvons mouler le cerveau sur différents plans. Un de ces plans est celui du comportement. Lorsque nous apprenons quelque chose, il y a de la plasticité. Mais, quel est le mécanisme? Nous pouvons examiner la façon dont le cerveau s’organise sur différents plans. Nous pouvons mesurer l’activité électrique, l’activité génétique, et ainsi de suite. La neuroplasticité fait référence à l’idée que le cerveau est malléable, mais sur de nombreux plans. Il faut donc préciser le plan auquel nous faisons allusion. Pendant le développement, le cerveau suit une séquence d’événements développementaux. Les cellules sont fabriquées, elles migrent vers l’endroit où elles doivent être, elles commencent à se différencier et deviennent des neurones visuels, des neurones moteurs ou toute autre sorte de neurones. Les cellules établissent des liens entre elles. Pour accélérer ce processus afin qu’il se déroule sans heurts, le milieu extracellulaire contient toutes sortes de facteurs de croissance. Il y en a beaucoup dans le développement. Ils sont requis parce que nous créons des quantités innombrables de synapses. Plus tard dans la vie, nous apportons des modifications au « plan initial » élaboré pendant le développement et dont nous avons éliminé une grande partie. Ces facteurs de croissance ont donc été retirés. Il n’en reste que quelques-uns. Il devient de plus en plus difficile d’ajouter des synapses par la suite. C’est une bonne chose, car nous ne voulons pas remplacer le cerveau au complet et oublier le nom de notre mère. Nous voulons conserver cette information. Le cerveau doit donc perdre de sa plasticité alors qu’il se développe, afin de conserver tout ce qui s’y trouve qui est probablement important. Une façon d’accroître la plasticité plus tard dans la vie est de remettre des facteurs qui étaient là dans les premières années. Par exemple, si une personne est atteinte de démence ou a subi une blessure au cerveau, nous voulons accroître cette plasticité et faire revenir certains de ces facteurs. Toutefois, cette approche comprend le risque d’effacer ce qui a été mis plus tôt. Il faut donc être très prudent. Ce sont les raisons pour lesquelles il y a une différence entre la plasticité en jeune âge et plus tard.
