Kaiser – les pousseurs de boutons
Ce que nous entendons par comportement « pousseur de bouton », c’est le comportement d’un enfant qui donne à l’enseignante l’impression de vouloir exploser parce que ce comportement touche un sujet qu’elle n’a pas encore abordé. Il s’agit d’un comportement qu’elles craignent un peu. Lorsque ce comportement provoque une réaction en elles, elles réagissent généralement d’une manière incontrôlée parce qu’il s’agit d’un comportement parfois inattendu. Mais, souvent, elles ne savent tout simplement pas comment réagir à la situation, par exemple si une enfant s’enfuit. Que faire? Si nous courons après l’enfant, nous jouons le jeu. Si nous ne courons pas après l’enfant, et ensuite les parents viennent chercher l’enfant à la fin de la journée, et nous disons : « Eh bien, elle jouait au centre des blocs à 10 h, mais je ne sais plus où elle se trouve maintenant », nous serons confrontées à un petit problème. Donc, pour moi, il s’agit d’un comportement pousseur de bouton parce que je ne sais tout simplement pas comment y réagir d’une manière qui appuie l’enfant.
La recherche démontre que lorsqu’une situation pousse nos boutons, nous avons une réaction que l’on nomme « la prise en otage de l’amygdale ». Et quand cela se produit, notre niveau de cortisol augmente considérablement. Notre tension artérielle subit une forte augmentation. Et la recherche démontre aussi que cela prend environ six secondes; notre cerveau a besoin d’environ six secondes pour s’organiser à nouveau. Donc, lorsque nous sentons que nous commençons à voir rouge et que nous pensons : « Je n’arrive pas croire qu’elle a fait ça! », nous devons prendre une inspiration profonde. L’une des façons d’atteindre l’autre partie de notre cerveau, d’accéder au raisonnement de notre cerveau est parfois de créer un problème mathématique qui activera notre lobe frontal d’une façon ordonnée. Donc, si nous ramenons à l’esprit quelque chose de simple, par exemple l’équation 5 + 3 = 8, cela encourage un changement dans notre processus mental.
Et ce que je suggère souvent aux enseignantes, lorsque les enfants agissent de façon incontrôlable, ces derniers subissent souvent leur propre mini prise en otage de l’amygdale. De sorte que, si vous partagez vos pensées avec les enfants en disant : « Ce comportement me met vraiment en colère. Je vais prendre une inspiration profonde et je vais compter jusqu’à cinq ou je vais calculer 5 + 3 », peu importe ce que vous dites à haute voix, vous modélisez une stratégie qui démontre une bonne façon de gérer leurs émotions lorsqu’ils se comportent ainsi. Je suis d’avis que le travail le plus important d’une enseignante est celui d’être un modèle. Donc, si nous pouvons démontrer l’importance de l’autorégulation, les enfants commencent à observer qu’il s’agit d’une aptitude à acquérir. Si nous perdons notre sang-froid, nous adoptons un mauvais comportement modèle pour les enfants.
