Janmohamed – les familles homoparentales dans le matériel de l’ÉPE

Dans mon projet de recherche, j’ai fait trois choses. J’ai examiné les manuels, les plans de cours, et les lectures de cours pour trouver les discussions portant sur le sujet des familles dans l’éducation de la petite enfance. J’ai également mené des entrevues auprès des parents, et j’ai fait un échantillonnage aléatoire de parents à travers l’Ontario, et j’ai obtenu un bon échantillon de gens, autant dans les régions rurales et les régions du nord de l’Ontario que dans les centres urbains de l’Ontario. Et l’autre chose que j’ai faite, c’est que j’ai mené des entrevues et des groupes de discussion avec des éducatrices de la petite enfance. Donc j’ai recueilli les données de trois différentes façons pour étudier cette question de recherche particulière qui est centrée sur l’expérience.

Dans les manuels, je dirais qu’essentiellement, le silence domine en ce qui a trait à cette structure familiale particulière. J’ai remarqué, dans un bon nombre des manuels fondamentaux que j’ai examinés, et j’ai examiné ceux de quatre collèges du système ontarien selon les endroits où les parents ont communiqué avec moi, et dans ces programmes d’études collégiales, il n’y en avait qu’un seul collège qui offrait un cours portant sur la lutte contre les préjugés dans son programme d’études. Mais, quand j’ai creusé plus profondément, même dans le contenu de ce cours, le sujet des parents de même sexe ne faisait pas l’objet de maintes discussions. Nous connaissons bien le sujet de la diversité, soit de parler des questions en matière de statut d’immigrant et de langue seconde, mais les discussions sont plus limitées en lien avec ce sujet un peu plus difficile, soit la sexualité et l’orientation sexuelle. En réalité, il y a de plus en plus de parents qui s’identifient à la communauté queer et qui ont des enfants dans des familles avec toutes sortes de combinaisons et de permutations. Et je crois que nous devrions rompre le silence et engager la conversation, de sorte que lorsque nous produisons des diplômées de la petite enfance, elles sont à l’aise de travailler avec des enfants qui proviennent de familles qui sont quelque peu différentes de la leur.

Et en fait, j’ai trouvé que les éducatrices des petites collectivités étaient plus à l’aise de poser des questions que celles des programmes urbains. Une autre trouvaille était que, dans plusieurs cas, il s’agissait de la première fois que ces éducatrices prenaient part à une conversation portant sur l’orientation sexuelle des parents, ou sur l’identité de genre des enfants, et comment elles s’établissent.