Huston – Rising Indigenous Voices

En 2019, j’ai fondé Rising Indigenous Voices dans le domaine de la petite enfance. Ce groupe de mentorat est fondé sur mes 15 années de travail à Oshki-Pimache-O-Win, à Thunder Bay, pour soutenir le personnel en petite enfance venant de communautés éloignées à obtenir leur diplôme de programmes de petite enfance à un établissement d’enseignement autochtone. Alors que je commençais un programme de maîtrise et quittais mon rôle de coordonnatrice et d’enseignante, nous avons parlé de moyens pour poursuivre notre travail, et du fait que beaucoup de membres de personnel en petite enfance étaient toujours en contact avec moi à titre de coordonnatrice, bien après l’obtention de leur diplôme, pour obtenir différentes ressources et du soutien. Cette relation s’était établie sur plus d’une dizaine d’années. Donc, dans le cadre d’un programme de leadership autochtone en petite enfance – que nous avons aussi établi conjointement plus tard –, notre groupe a décidé de laisser sur place un programme de mentorat. Nous ne savions pas à quoi il ressemblerait. Nous l’avons mis sur pied sur une plateforme de médias sociaux, Facebook, pour pouvoir continuer à échanger et à nous entraider concernant des questions de financement futur, d’initiatives stratégiques et de visions communautaires que les membres du groupe pouvaient soulever, de façon à ce que nous puissions tous participer et poursuivre nos conversations. Cette initiative connaît beaucoup de succès. Le groupe compte plus de 100 membres du personnel en petite enfance anichinabés. Ils ne sont pas nécessairement tous en relation les uns avec les autres, mais ils sont en relation avec moi en tant que coordonnatrice à un moment ou un autre. Ils utilisent cet espace de façon très créative. Parfois, nous nous invitons à échanger des éléments de notre langue, des dictons dans notre langue, car, même si tous les membres sont des Anichinabés du nord-ouest de l’Ontario, il existe trois ou quatre dialectes parlés entre nous. Donc, nous échangeons sur nos dialectes. Nous diffusons aux autres les activités de perfectionnement professionnel à venir. Nous les invitons aussi à participer au travail que nous réalisons. Les membres rédigent beaucoup de publications avec moi. Plusieurs de ces projets sont toujours en cours. J’invite les personnes intéressées à venir faire une présentation conjointe à un congrès. Une grande part de mes enseignements vient de ces personnes qui me soutiennent, pour pouvoir gérer les curriculums de petite enfance occidentaux, et autochtoniser et mettre de l’avant certains de leurs enseignements, et je les soutiens à titre de coordonnatrice pendant leurs stages sur le terrain. C’était très formateur pour moi, et c’est une façon de redonner au personnel de ce domaine, en veillant à ce qu’il puisse tirer parti des possibilités qui se présentent. Et j’aime m’assurer que personne n’est oublié. Nous sommes une communauté très soudée et nous aimons faire part de nos réussites et nous soutenir de la sorte.