Corter – le soutien aux parents
Je crois que la recherche suggère que tout ce que nous faisons pour appuyer les parents nous reviendra en matière de soutien au développement des enfants parce que les familles exercent l’influence la plus forte sur les enfants. Les services à l’enfance sont importants, les programmes pour la petite enfance sont essentiels, mais les familles passent avant tout en ce qui concerne leur influence sur le développement de l’enfant. Nous croyons donc que, et la recherche nous appuie, nous croyons que les parents ont besoin d’être épaulés de nombreuses différentes manières. Et nous avons récemment écrit une analyse documentaire pour Invest in Children dans le cadre de leur projet de vitalité communautaire portant sur la question : « Quels sont les besoins et les désirs des parents en matière de soutien? » Et nous sommes arrivés à la conclusion que les parents ont besoin de soutiens tangibles, mais qu’ils ont aussi besoin de soutiens intangibles. Et il est parfois plus facile pour nous de penser aux soutiens tangibles. Idéalement, les parents vivraient dans des collectivités saines où ils occuperaient un emploi, où il existerait des services qui assurent la sécurité et la santé de la collectivité, et où il y aurait des commodités comme des bibliothèques et des espaces communautaires permettant aux enfants de jouer, et des services pour les enfants et les parents. Ensemble, ces appuis créeraient un soutien tangible qui faciliterait le rôle parental, qui aiderait les parents à faire le meilleur travail possible pour leurs enfants et qui aiderait les enfants à se développer de la manière la plus saine possible.
Mais en examinant les études et en discutant avec les parents dans le cadre de nos propres recherches, nous constatons que les soutiens intangibles sont parfois négligés. C’est-à-dire que nous songeons au déploiement du matériel, mais nous ne songeons pas aux besoins des parents, soit aux relations requises pour appuyer leur travail en tant que parents. Nous insistons toujours sur l’importance de la relation parent-enfant et de la relation d’attachement, mais les parents ont aussi besoin de relations, pour les soutenir afin qu’ils aient la capacité d’établir ce lien d’attachement. Ainsi, la relation entre les parents et les professionnels est un exemple d’une relation importante. Cela peut être une éducatrice de garderie ou une enseignante de maternelle. Et nous constatons que si cette relation est respectueuse, mutuellement respectueuse, la relation aide le parent à se sentir autonome dans sa capacité de faire une différence dans la vie de son enfant; elle l’aide à prendre la responsabilité d’obtenir des services, de trouver les ressources dont qui sont nécessaires au parent et à l’enfant.
Et cette relation entre les professionnelles et les parents aide à alimenter ces capacités en matière de compétences parentales et d’autonomisation. Nous croyons donc qu’il s’agit d’un exemple de soutien intangible. Il ne s’agit donc pas seulement d’un service. Il s’agit en partie des relations qui entrent en jeu dans la prestation du service et dans la relation entre l’enfant, le parent et la personne professionnelle. Nous devons donc avoir un tabouret à trois pattes composé des spécialistes, des parents et de l’enfant. Il ne faut pas seulement un tabouret à deux pattes composé des spécialistes et de l’enfant, ou de l’enfant et des parents. En obtenant ce soutien multiple, nous sommes plus susceptibles d’avoir une incidence sur le développement de l’enfant. Nous commençons à rassembler ce qui formera l’écologie du développement de l’enfant.
