Clinton – les styles parentaux et le développement du cerveau
L’un des avantages de la science de la petite enfance, c’est qu’elle nous permet d’offrir aux gens une base de connaissances solide au sujet du fonctionnement du cerveau, et des pratiques efficaces dans ce domaine. Donc, la science nous permet de comprendre que les parents les plus efficaces ne sont pas les parents mous qui disent : « Oh, ne fais pas ça, ne fais pas ça, ne fais pas ça – oh, laisse tomber, vas-y, fais-le » ou « On ne met pas le chat au micro-ondes ma chérie, d’accord? » On y trouve beaucoup, beaucoup d’amour, mais il n’y a pas beaucoup de structure. Il existe un autre type de famille qui est inquiétant et nous le savons parce que les données longitudinales le démontrent, ce sont les familles de type « mur de briques » qui disent « Fais-le immédiatement parce c’est moi qui décide » ou « Tu verras bien les conséquences quand ton père rentrera à la maison. » Ces parents de style mur de brique, froids et coercitifs, ont un style qui, selon les études, ne fonctionne pas bien à long terme. Les meilleurs résultats pour les enfants sont les parents responsables qui sont autoritaires, ce sont ceux qui sont plus démocratiques. Ils ont beaucoup d’amour à donner, mais ils ont également des attentes très claires, et ces attentes sont élevées.
Alors, quelle est la différence perçue dans le cerveau des enfants qui font l’expérience de ce type de rôle parental? Selon moi, l’effet est lié au système de réponse au stress, donc lorsque nous avons un parent de style mur de briques qui est sévère, qui punit, qui exige de faire les choses à sa façon, ce que cela génère dans le cerveau, c’est de la méfiance. Ce que cela génère dans le cerveau, c’est aussi de la colère. Ce que cela produit, c’est que le système limbique, le système émotionnel prend presque toute la relève. Alors que, lorsque nous sommes autoritaires, quand nous sommes de type responsable, nous établissons d’abord un lien avec l’enfant : « Je sais que tu veux vraiment aller à cette danse, mais tu sais que dans notre famille, nous n’approuvons pas vraiment que notre enfant de huit ans s’habille comme ça et qu’il participe à ce genre d’activité. Je sais que ça te met vraiment en colère, je le sais. » Donc, en parlant ainsi, nous établissons un lien entre la partie pensante du cerveau, nous faisons le lien et construisons des voies entre la partie limbique ou émotionnelle du cerveau, et la partie pensante qui s’occupe de la planification, de l’organisation du cerveau. Donc, lorsque nous établissons ces voies, cela fait toute la différence au monde.
