Brussoni – le jeu extérieur risqué et la santé des enfants
Nous avons publié en 2015 une revue systématique qui, en réalité, faisait partie d’un processus plus vaste. Nous en avons effectué deux, qui ont ensuite donné lieu à la Déclaration de principe sur le jeu actif en plein air. L’une des revues portait sur la relation entre les jeux en plein air risqués et la santé. Nous avons donc analysé la documentation des recherches disponibles, en particulier les études qui comprenaient des groupes de comparaison. Un groupe ayant été exposé aux jeux risqués et un groupe qui ne l’avait pas été, et si elles ne satisfaisaient pas ces critères pour les enfants âgés de 3 à 12 ans, elles étaient exclues. Nous avons donc trouvé 21 études qui répondaient à ces critères, mais la documentation ne reflétait pas tous les éléments du jeu risqué. Il convient de rappeler que le terme « jeu risqué » est assez récent, alors il nous a fallu être plutôt créatifs quant à notre méthode de recherche, mais nous avons inclus les environnements favorables aux jeux risqués, les jeux où l’on risque de se perdre, les jeux en hauteur, et les jeux de bagarre. Si je me souviens bien, c’était les 4 catégories pour lesquelles nous avons trouvé du contenu. Nous avons découvert que le jeu risqué avait un lien positif avec la santé. Il favorisait plus particulièrement l’activité physique, réduisait la sédentarité, promouvait les comportements sociaux et, ce qui est encore plus intéressant que ces résultats, pour moi en tant que chercheuse en prévention des blessures, c’était l’absence de résultats en lien avec les blessures. Nous n’avons donc pas observé de hausse des blessures dues au jeu risqué, alors que c’est un des éléments qui inquiètent le plus les gens.
