Brussoni – 20 années d’IMDPE
Imaginez la puissance de 20 années de données. Nous pouvons regarder différentes cohortes d’enfants au fil du temps, ainsi qu’à l’intérieur de différentes cohortes développementales, et creuser très profondément. Par exemple, il y a eu la pandémie de COVID-19, un événement mondial majeur. Nous pouvons examiner ce qui se passait chez les enfants de la maternelle avant la COVID et après, et voir son incidence au fil du temps. Il n’y a pas d’autres données comme celles-ci. Le niveau de données à l’échelle de la population recueillies au moyen de HELP est unique à la C.-B. Nous avons appris au fil du temps que les taux de vulnérabilité ont augmenté. Nous avons vu une hausse considérable des taux, malheureusement. Actuellement, un enfant sur trois en maternelle est vulnérable sur au moins une échelle de l’IMDPE. Nous savons aussi que le lieu de résidence joue un rôle important. Il y a d’énormes écarts entre les taux de vulnérabilité de différents quartiers. En fait, l’écart entre le taux de vulnérabilité le plus bas et le taux le plus élevé entre les quartiers est de 59 %. C’est stupéfiant. Et, honnêtement, impardonnable. Comme je l’ai mentionné, nous pouvons lier l’IMDPE et d’autres données à des ensembles de données administratives comme les résultats en santé et en éducation. Donc, si nous savons ce qui se passe à la maternelle, comment cette situation évolue-t-elle chez les enfants tout au long de leur vie, et même à l’âge adulte? Par exemple, certaines de nos recherches montrent que les taux de vulnérabilité relatifs aux compétences sociales et affectives prévoient des diagnostics de maladie mentale à 14 ans. Cela nous permet ainsi de ne pas attendre l’âge de 14 ans et de comprendre ce qui se passe bien plus tôt, car il est beaucoup plus facile d’intervenir tôt que de tenter de réparer une chose après qu’elle est survenue.
