Brownell – un exemple de programme

De nombreuses recherches sur l’éducation stipulent que l’une des raisons pour lesquelles les enfants de faible statut socioéconomique réussissent moins bien se rapporte au fait qu’ils réussissent plutôt bien au cours de l’année scolaire, mais après la fin des classes, tout cet apprentissage, au fait, pas tout l’apprentissage, mais ces enfants enregistrent un genre de recul pendant l’été. Pendant ce temps, les enfants des familles de statut socioéconomique élevé font des voyages intéressants, ils interagissent beaucoup avec leurs parents. Ainsi, leur apprentissage demeure au même niveau ou il s’améliore un peu. Donc, à leur retour à l’école, l’écart se creuse. 

Ainsi, pour tenter de réduire une partie de cette dégringolade d’apprentissage en été, nous offrons un programme dans les quartiers à faible revenu et offrons des expériences enrichissantes aux enfants de familles à faible revenu. Donc, il s’agit d’un programme parti de l’idée, je suppose, de notre volonté de s’engager. « Nous devrions porter attention à ces élèves du secondaire parce que nous les perdons ». 

Nous pourrions offrir le meilleur programme au monde, mais cela ne signifie pas que ceux qui en ont vraiment besoin y participeront. Et je crois qu’ils s’en sont rendu compte au Québec quand ils ont offert la garde d’enfants universelle – celle à 7,00 $ par jour, je crois. Ce qui est arrivé, c’est que les familles à revenu élevé se sont vraiment mobilisées pour participer au programme. Ces familles ont cherché où se trouvaient les meilleures garderies et la façon d’y inscrire leurs enfants. Et les familles qui éprouvent des difficultés, celles qui ont vraiment besoin des bonnes garderies, celles-là n’ont tout simplement pas les ressources pour aller se renseigner et pour inscrire leurs enfants dans les meilleures garderies.

Donc, nous pouvons offrir bien des programmes, mais c’est autre chose de s’assurer que les familles qui sont à l’écart et qui éprouvent des difficultés sont les récipiendaires des programmes. Je crois donc qu’il s’agit d’un gros défi à relever. Mais j’aimerais ajouter que nous avons certainement besoin d’un plus grand nombre de ressources consacrées à la petite enfance. C’est-à-dire que nous devrions offrir un programme de la petite enfance très complet — qui comprend la garde d’enfants — mais qui inclut aussi d’autres ressources au-delà de la garde d’enfants.