Blackstock – le plan de Spirit Bear
Voici Spirit Bear. C’est un Ambassadeur ourson. Il possède un diplôme ourson de l’École de Droit Osgoode pour le prouver. Il était là avec nous tout au long de l’audience du Tribunal canadien des droits de la personne. Il vient de la Première Nation Carrier Sekani. Il a un plan pour remédier à toutes les inégalités que vivent les enfants des Premières Nations. Ce n’est pas si difficile. Durant toutes les années pendant lesquelles le Canada a été un pays, il n’y a jamais eu d’analyse des coûts de toutes les inégalités touchant les enfants des Premières Nations afin de dresser un plan exhaustif pour déterminer l’élément majeur de ces inégalités, et de trouver un moyen de résoudre la question de façon sensible à l’enfance des enfants. Quelque chose comme le Plan Marshall après la Deuxième Guerre mondiale, lorsque les alliés se sont rassemblés et ont dit : « Rebâtissons l’Europe en une décennie », ce qu’ils ont fait. Bien, s’ils peuvent rebâtir l’Europe en dix ans, nous pouvons combattre la discrimination raciale dans la prestation de services publics aux enfants des Premières Nations en encore moins de temps. C’est ce qui s’appelle le plan Spirit Bear. Il a reçu l’approbation des Premières Nations du Canada par voie de résolution à l’Assemblée des Premières Nations, mais le gouvernement du Canada refuse toujours de l’adopter. Et les Canadiens devraient se demander : « Pourquoi le gouvernement ne voudrait-il pas éliminer les inégalités auxquelles font face les enfants des Premières Nations en 2019? » Ce qui me donne de l’espoir est de voir tous les enfants de toutes les diversités travailler avec nous et, surtout, avec Spirit Bear, à toutes ces campagnes. Les enfants ne viennent pas avec le même bagage normalisé qu’ont de nombreux adultes canadiens. Ils ont une tendance de développement vers l’équité et la compassion. Nous devrions encourager cela et fournir aux enfants de tous âges de véritables occasions d’agir dans leur monde en faveur de la réconciliation. Donc, lorsqu’ils grandiront et seront la nouvelle génération, ils ne diront pas : « Pourquoi n’avez-vous toujours pas rectifié les inégalités d’accès à l’eau au Canada? Si nous acheminons de l’eau potable à une zone de tremblement de terre à l’autre bout du monde, pourquoi n’est-ce pas fait dans une collectivité de Première Nation en périphérie de Toronto? » Ils poseront ces questions et exigeront une société différente. Les enfants savent comment faire la réconciliation. Les adultes doivent seulement suivre leur exemple.
