Black – naître dans la pauvreté

Nous savons depuis longtemps que la pauvreté est un défi majeur pour les enfants et qu’elle le demeure tout au long de leur vie. Nous avons appris que la pauvreté représente un défi pour la santé. Elle est une cause de morbidité et de mortalité. Selon nos études, les particuliers nés dans la pauvreté demeurent à risque de mortalité et de morbidité précoces, même s’ils ne sont plus pauvres à l’âge adulte. Cela ne se limite pas au fait de vivre dans une communauté à faible revenu ou de ne pas avoir accès aux services. Nous avons appris que c’est aussi lié au développement des enfants. Les enfants nés dans la pauvreté sont plus à risque d’accuser un retard de développement par rapport aux enfants nés dans des familles au statut socioéconomique plus élevé. Cependant, nous avons appris que certaines interventions peuvent atténuer et même surmonter ces aspects de la pauvreté. Et plus ces interventions sont réalisées tôt, meilleurs sont les résultats. Quelles sont ces interventions? Ces interventions répondent aux besoins fondamentaux des enfants. Ce sont des interventions parentales en très bas âge. Comme fournir aux enfants la nutrition dont ils ont besoin, lorsqu’ils en ont besoin. C’est de commencer par la base : allaiter le bébé, puis suivre les directives de nutrition pour compléter l’alimentation avec des aliments sains, éviter la malbouffe, développer des habitudes saines, comme manger lorsque l’on a faim et cesser lorsque l’on est plein, et ne pas utiliser la nourriture pour manipuler le comportement. Il s’agit aussi d’actions de bienveillance à la petite enfance, comme câliner les enfants, être réactifs aux enfants, être gentils avec eux, les écouter et avoir des échanges réciproques avec eux. Les enfants sont capables de suivre les sons et de suivre la vue dès le premier jour de leur vie. Si vous tenez un bébé à mi-hauteur et que vous dites son nom, vous pourriez dire n’importe quoi en fait, le bébé se tournera et trouvera vos yeux. Les enfants et les nourrissons répondront, et l’échange de telles réponses a une incidence sur le développement du cerveau à la petite enfance. Ainsi, même compte tenu des conséquences liées à la pauvreté, il y a des choses que nous pouvons faire, des choses qui ne coûtent pas forcément d’argent. Les actions comme parler à un bébé, lui chanter des chansons, jouer avec lui et s’assurer qu’il est bien nourri n’ont pas nécessairement de coûts, mais peuvent considérablement stimuler le développement de l’enfant.