Introduction au stress

Les stresseurs sont définis comme des menaces potentielles à une personne. La réaction au stress est fondamentalement importante pour que nous puissions nous adapter aux stresseurs. Ce que nous considérons comme stressant dépend de notre perception des stimuli. Cela peut relever d’une combinaison de premières expériences, ainsi que de facteurs appris et non appris. Par exemple, la présence d’un chien peut être très stressante pour une personne et ne pas être stressante du tout pour une autre personne.

L’activation de la réaction au stress est hiérarchique et fait intervenir le cortex, le système limbique et le tronc cérébral du cerveau. Le stress active simultanément deux systèmes dans le corps : 1) le système nerveux sympathique, ce qu’on appelle la réaction de fuite ou de lutte que le corps utilise pour les réactions aux urgences brèves; et 2) le système hypothalamo-hypophyso-surrénalien (l’axe HHS). L’axe HHS devient la réaction au stress dominante en cas de stress prolongé.

Les effets issus de ces deux réactions au stress permettent de faire en sorte que les ressources appropriées servent à faciliter l’adaptation au stress. Toutefois, ces réactions empiètent sur d’autres systèmes biologiques comme la digestion, la reproduction et même la croissance, et, sur le plan adaptatif, elles empiètent aussi sur le système de la douleur (nociception). Les réactions prolongées au stress ont des effets nuisibles sur les fonctions cognitives, psychologiques et biologiques.

Le système nerveux sympathique et sa contrepartie, le système nerveux parasympathique, font partie du système nerveux autonome (SNA). Le SNA est la partie du système nerveux qui agit involontairement et qui régule nos fonctions corporelles comme la respiration, le rythme cardiaque, la digestion et la stimulation.

Les situations et les expériences affectives stimulent notre SNA. Chaque situation, expérience ou condition environnementale évoque sa propre combinaison spéciale de stimulation sympathique et parasympathique. L’image ci-dessous illustre le rôle des fonctions corporelles divisées selon les systèmes parasympathique et sympathique du SNA. Lorsque nous sommes stressés, notre système nerveux sympathique s’active, de l’adrénaline est libérée, ce qui prépare le corps à agir (fuite ou lutte).

La réaction de l’axe HHS est une cascade d’événements biologiques qui survient à la libération de nos hormones de stress, appelées les glucocorticoïdes. Le premier glucocorticoïde libéré est le cortisol. La première étape de cette réaction est la sécrétion des hormones qui libèrent la corticotrophine (HLC) par l’hypothalamus. Cela entraîne la sécrétion de l’hormone adrénocorticotrope (HACT) par l’hypophyse. Finalement, la sécrétion de l’HACT entraîne la libération du cortisol, un glucocorticoïde, de la glande suprarénale. Une fois que le cortisol est libéré et qu’il circule dans le sang, dans les situations de stress temporaire, il met fin à la sécrétion d’HLC par l’hypothalamus et d’HACT par l’hypophyse. C’est ce qui s’appelle un rétrocontrôle négatif.

Le diagramme ci-dessous illustre la cascade d’événements, notamment le système de rétrocontrôle négatif de l’axe HHS qui survient lorsque nous ressentons du stress.