Roos – la pandémie et les familles
La pandémie, qui a commencé vers mars 2020, a eu de très importantes répercussions sur le bien-être des parents et des familles au Canada, et partout dans le monde. C’était une situation très intéressante parce qu’il y a toujours des niveaux modérés de stress parental et des défis de santé mentale chez les parents dans les populations. Toutefois, durant la pandémie, nous avons vu que les problèmes de santé mentale cliniquement significatifs des parents étaient de trois à six fois plus élevés chez les mères et les pères, et chez les autres pourvoyeurs de soins, dans différents pays. Indépendamment du statut de confinement, la peur de la maladie a contribué à ces défis. Les stresseurs financiers ont contribué à ces défis. Puis, le confinement, l’isolement social et les fermetures, comme celles des garderies et des écoles, y ont aussi contribué. Il y a eu des répercussions majeures sur le bien-être familial à compter de mars 2020, qui ont persisté pendant un bon moment. Une des plus grandes constatations très solides que nous avons faites pendant la pandémie est que les effets de la détresse du pourvoyeur de soins étaient réduits ou atténués en la présence de fort soutien social pour les parents. Nous savons que le soutien social est toujours important, mais en plus des enfants recevant du soutien positif de leurs parents et de leurs éducateurs de la petite enfance, il est extrêmement critique que les éducateurs de la petite enfance et les parents bénéficient aussi d’un milieu soutenant. Il est important que les enfants voient des modèles de développement communautaire, d’amitié, de bonté et de résolution de conflits.
