Schonert-Reichl – les messages clés de la recherche sur la pleine conscience
J’aimerais souligner quelques points concernant la recherche sur la pleine conscience et l’apprentissage social et affectif des parents. Un est que nous pouvons enseigner ces aptitudes aux enfants. Les enfants peuvent apprendre à gérer leurs émotions et à devenir plus aptes sur le plan affectif. Ils sont malléables. Nous savons maintenant que le cerveau est plastique et que nous pouvons enseigner ces aptitudes. Les parents devraient savoir que même s’ils ont un enfant avec ce type de tempérament, la situation n’est pas gravée dans le marbre. Ils peuvent fournir à cet enfant le contexte pour qu’il acquière ces aptitudes. Ce qui m’amène à mon deuxième point : tout repose sur le contexte. Tous les enfants se portent mi eux lorsqu’ils sont moins stressés. Le programme de pleine conscience donne aux enfants des stratégies pour se calmer et en apprendre plus sur leur cerveau. Ils peuvent alors mieux apprendre et acquérir d’autres aptitudes liées à la compassion et à la bonté, et voir le point de vue des autres, parce que le stress nous entraîne tous à avoir une vision étroite. Nous regardons une chose et ne pouvons pas voir les gens autour en raison du stress. J’aimerais finalement souligner à quel point il est d’abord essentiel et prioritaire de nous occuper de notre propre bien-être, de nos compétences sociales et émotionnelles et de notre capacité à gérer le stress. Aux parents souhaitant promouvoir la pleine conscience à leurs enfants, je dirais de commencer par eux-mêmes, ou de le faire avec leurs enfants. De la pratiquer ensemble. De ne pas considérer cela comme une corvée. Je demande aux parents s’ils ont déjà été stressés au point o ù des paroles qu’ils n’auraient jamais pensé dire sortent par elles-mêmes de leur bouche. Par exemple, s’exclamer « Je n’ai pas le temps pour ça! » Ça nous arrive à tous et nous nous sentons toujours mal lorsque nous agissons de la sorte, mais nous sommes tous humains donc nous devons le faire. C’est en fait un autre facteur très essentiel : l’autocompassion. Un domaine émergent de la pleine conscience consiste à pratiquer l’autocompassion parce que nous sommes parfois notre pire critique. Quoi qu’il en soit, l’idée est que les parents doivent se donner la permission de prendre soin d’eux-mêmes en premier.
