Barr – les liens comportementaux-biologiques - Transcription Textuelle

L’un des premiers exemples, et l’un des plus intéressants, d’une relation comportementale biologique dans le cadre de laquelle le comportement de l’enfant provoque une réponse biologique chez la mère, était la démonstration de la stimulation du réflexe d’éjection du lait par les pleurs du nourrisson. C’est un exemple merveilleux parce que, bien sûr, la nutrition est absolument essentielle à la survie de l’enfant. Un nourrisson pleure dès la naissance, de son tout premier cri suivant l’accouchement et par la suite, et ces pleurs sont des stimulateurs très efficaces du réflexe d’éjection du lait, qui aide à établir une lactation réussie. Il ne s’agit que d’un seul exemple et il est produit par la voie de l’ocytocine pour le processus lacto-ocytocine, et il y en a d’autres. L’ocytocine est une hormone cruciale à la régulation d’une vaste gamme de comportements maternels liés aux soins des enfants. Ce phénomène a été le plus étudié chez les espèces animales, comme vous pouvez l’imaginer. L’ocytocine est devenue un élément important pour comprendre pourquoi les parents fournissent le bon type de soins à leurs nourrissons, et le rôle important que cela joue dans les sentiments d’affiliation et d’attachement que les mères ont pour leurs nourrissons. Des processus très semblables se produisent aussi fort probablement chez le pourvoyeur de soins, ce qui ne serait pas surprenant. En effet, si un système dyadique, ou double, est requis pour ce bon départ tôt dans la vie, nous nous attendrions à ce qu’il soit efficace pour les parents et les nourrissons. J’aime décrire à quel point l’organisme est remarquable : conçu, au sens figuré, par la nature humaine, il nous permet d’élever des nourrissons avec le lait de leur mère naturelle en moyenne toutes les 15 minutes pendant les deux ou trois premières années d’allaitement, ou permet aux nourrissons d’être élevés avec le lait d’autres espèces, comme nous le faisons depuis des décennies, en les nourrissant toutes les quatre heures. C’est un organisme remarquablement résilient. Quelle leçon devrions-nous tirer de cela pour comprendre comment élever nos enfants? Je crois qu’une des leçons est que l’échelle de normalité et l’éventail de stratégies potentielles dont nous disposons pour élever les nourrissons sont beaucoup plus vastes que nous pourrions le penser. Ce qui est fantastique à propos de la paire mère-nourrisson st que les nourrissons peuvent être élevés avec succès par les mères dans une vaste gamme de contextes et une vaste gamme de stratégies, selon les défis qui se présentent.