Roos – aucune différence à la naissance

Nous nous sommes également penchés sur cette question, parce que l’un des domaines sur lesquels nous passons beaucoup de temps est l’étude de la santé de ces jeunes. L’une des choses les plus intéressantes que nous avons trouvées est que, malgré le fait que nous trouvons d’énormes différences entre les groupes en matière de résultats scolaires, par exemple, si nous comparons les enfants ayant tous ces facteurs de risque à la naissance aux autres enfants, nous observons très peu de différences dans les principaux indicateurs de santé. La grande majorité des enfants, peu importe s’ils ont trois facteurs de risque, qu’ils sont nés dans la pauvreté, qu’ils sont pris en charge par la suite, que leur mère est une mère adolescente, ces enfants ont tendance à avoir dès le départ, plus de 90 % d’entre eux ont un poids normal à la naissance, un âge gestationnel normal et un indice Apgar normal (l’AGPAR est un examen mené par les médecins une minute et cinq minutes après la naissance de l’enfant pour déterminer si l’enfant est normal, en bonne santé, et bien portant). Les enfants exhibent donc très peu de différences à la naissance. En l’espace d’un an, nous constatons de très grandes différences en matière de taux d’hospitalisation entre les enfants, et ceux qui sont identifiés comme étant à risque présentent un taux d’hospitalisation beaucoup plus élevé que les autres. Un facteur de risque vaut mieux que deux, et deux est infiniment mieux que trois facteurs de risque.

Les gens nous posent souvent la question : « Est-ce inévitable que ces enfants ne s’en sortent tout simplement pas? » Et voilà pourquoi ces caractéristiques en matière de santé à la naissance sont si intéressantes.  Elles nous montrent qu’à la naissance, ces enfants ressemblent, en fait, à tout le monde.