Prentice – la perspective historique au Canada

Au Canada, l’absence d’un système national intégré d’apprentissage et de la garde de jeunes enfants remonte à l’histoire du pays. Tout comme de nombreux autres pays libéraux, les pays libéraux comme le Canada, les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, et le Royaume-Uni, nous portons le fardeau de l’histoire, soit que l’éducation a commencé en tant que programme universel vers le début ou dès les premiers jours du 20e siècle. Mais nous avons placé la garde d’enfants dans l’aide sociale et pendant qu’elle était coincée dans l’aide sociale, l’éducation a suivi une direction et les services de garde en ont suivi une autre. Et cette séparation était facile à faire à l’époque parce que peu de femmes se trouvaient sur le marché du travail, et il semblait que seules les familles à faibles revenus avaient besoin de garderies. Bien que la Seconde Guerre mondiale ait été un moteur de changements au Canada, il s’agit de la seule fois où nous avons eu un programme national de services de garde, et l’une des premières choses que le gouvernement fédéral a faites à la fin de la guerre a été de réduire les accords nationaux, en laissant aux provinces le soin d’exploiter ou de ne pas exploiter les programmes de garde d’enfants comme elles l’entendaient. Et dans l’ère du baby-boom d’après-guerre, les revenus étaient à la hausse et il semblait que pour de nombreuses familles de la classe moyenne, un seul salaire suffirait. Ainsi, la famille était composée d’un père au travail et d’une mère à la maison, de 2,3 enfants et d’un chien en banlieue, et on semblait croire que la garde d’enfants n’était pas nécessaire.

Mais, cette vision comportait beaucoup de problèmes, même à l’époque. De nombreuses familles ne correspondaient pas à ce modèle. Les femmes ont toujours travaillé. Les services de garde d’enfants ont toujours été nécessaires. Mais dans les années 1970, lorsque les Canadiennes ont commencé à poursuivre des études supérieures et à affluer sur le marché du travail, la pression s’est intensifiée. Donc, depuis trente ou quarante ans, les femmes affichent des taux d’emploi très élevés, et la plupart des femmes et des familles ont encore du mal à trouver des places en garderie en raison de cet accident de l’histoire où nous nous étions faits à l’idée que la garde d’enfants était une responsabilité privée et que les familles pourraient s’en occuper elles-mêmes.